Lombalgies


La lombalgie est une douleur ou gêne fonctionnelle située au bas du dos, associée ou non à des irradiations dans les membres inférieurs. Mais la lombalgie est un symptôme et non une maladie. A ce titre elle peut recouvrir de nombreuses causes.

 

C'est ainsi qu'on différencie les lombalgies spécifiques ou non spécifiques.

Les lombalgies spécifiques (ou symptomatiques) présentent des causes clairement identifiées qui peuvent provenir d’une infection, d’une tumeur ou d’une fracture, par exemple.  Le traitement de cette cause suffit généralement à guérir le mal de dos.

A l’inverse, les lombalgies non spécifiques (ou communes) n’ont pas de cause identifiable et représentent 85 à 90% des cas.

 

Les six premières semaines correspondent à la période de lombalgie aiguë. Entre six et douze semaines, la lombalgie est dite subaiguë. Au-delà de douze semaines, la lombalgie devient chronique.

 

Après la première prise en charge par votre médecin, afin de reprendre une activité physique, les conseils d’un professionnel de l’exercice physique s’imposent. 

Toute activité doit prendre en compte la condition physique actuelle et les capacités physiques de la personne.


Il est généralement admis que 70 à 85% des adultes souffrent au moins une fois au cours de leur vie d’un épisode de lombalgie. Les lombalgies sont particulièrement fréquentes chez l’adulte jeune avec un pic de fréquence vers 40 ans.

 

Les lombalgies chroniques ne représentent que 7 % des lombalgies mais elles sont responsables de plus de 75 % des dépenses liées à cette affection.

 

 

 

 

L'activité physique doit être une partie intégrante dans la prise en charge de la lombalgie pour plusieurs raisons.

 

Risque de rechute : 

L'activité physique pratiquée de manière préventive, avec des exercices adaptés aux lombalgies, permettra de diminuer les risques de rechute.

Spirale du déconditionnement :

Lors de douleurs aux dos, nous avons tendance à vouloir stopper toute activité par peur d'accentuer la douleur. Toutefois, la plupart du temps, le fait d'être inactif va amener ce qu'on appelle la spirale du déconditionnement. Un cercle vicieux qui du fait de l'inactivité entraîne une fonte musculaire mais aussi une perte de l'endurance cardio-respiratoire. Cela va accentuer davantage les difficultés à reprendre une activité et cela perpétue le cercle vicieux de la lombalgie chronique. Donc poursuivre une activité pendant la lombalgie permet de prévenir les réactions en cascades liées à l'inactivité.

Qualité de vie :

L’activité  diminue l’incapacité et la douleur et améliore la condition physique et le statut professionnel des patients lombalgiques subaigus, récurrents ou chroniques. 

Dans tous les cas, il faut insister sur l’importance de maintenir un quotidien aussi actif que possible. L'activité physique permettant ainsi d'avoir une meilleure qualité de vie.

  • Les exercices visant à renforcer la ceinture abdominale ainsi que les muscles du dos sont un moyen efficace de lutter contre une rechute de douleurs lombaires.
  • L'activité pourra se pratiquer en deux parties. La première consistant à préserver le dos en travaillant sur d'autres parties du corps et ainsi réaliser correctement les activités de la vie quotidienne. La deuxième sera de renforcer le dos lorsque celui-ci ira mieux afin de prévenir de toute rechute.
  • Le sport va permettre aux personnes lombalgiques de connaître leur corps et ses possibilités. En apprenant à écouter son corps, il pourra ainsi prévenir et éviter la douleur.
  • Un renforcement musculaire des membres inférieurs permettra de soulager le dos lors de certains mouvements de la vie quotidienne. 
  • L’Activité Physique va apprendre aux lombalgiques à réintégrer la fonction du dos dans tout le corps, réapprendre à utiliser leur capital musculaire.

Encore plus de Conseils

  • Les sports impliquant des charges importantes à soulever, comme l’haltérophilie, la lutte, le judo ou la musculation lourde sont à proscrire.
  • Il en est de même pour les sports nécessitant des changements de direction brusques, comme la gymnastique, le football, certains sports collectifs et certaines disciplines de l’athlétisme.
  • Le principal facteur de risque identifié par la littérature est la pratique intensive d’un seul sport et particulièrement chez un sujet jeune. Il faut donc préconiser plusieurs activités physiques adaptées.